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Comment accompagner par le JDR (séminaire 2025-2026)

En live sur notre chaine YouTube : youtube.com/@jdr-recherchesante2058

Programme 

Laurence Barrer : psychologue, docteure en psychologie

Titre : Les mécaniques communes au JDR et GN mises en évidence par les Méthodes Mixtes de Recherche dans la prise en charge d’enfants et d’adolescents présentant une psychopathologie narcissique inadaptée socialement

24 mars 2026 à 20h

 

Kévin Rozé : comédien, metteur en scène, game designer pour des Escape Games et MJ de la chaîne la Cour des Miracles JDR

Titre : Décider à la place des dés : moins de hasard, plus d’engagement

24 mars 2026 à 21h

 

Hugo Varnusson : psychologue clinicien, psychothérapeute

Titre : Jouer pour se rencontrer : le jeu de rôle narratif en psychothérapie – Cas clinique

23 avril 2026 à 20h

 

Robin Morieux : psychologue clinicien et neuropsychologue.

Titre : Jouer pour changer : Neuropsychologie et Jeu de Rôle Thérapeutique sur Table (JDRTT) 

23 avril 2026 à 21h

 

Elsa Brais-Dussault : D. Psy., psychologue-chercheure, fondatrice de LudiPsy, formatrice en santé mentale neuroinclusive, chercheure associée Chaire de recherche du Canada en jeu, technologies et société, coordonnatrice à la recherche à la Fédération québécoise de sports électroniques 

Titre: Explorer l’idéal du soi par les mécaniques du jeu de rôle : construction de personnage et scénarisation narrative comme outils cliniques d’accompagnement

16 juin 2026 à 20h

 

Christophe Chebali : Meneur de jeu professionnel, auteur de jdr, intervenant en jeu de rôle (IUT Bordeaux Montaigne)

Titre : Concevoir un jeu de rôle pour interroger les identités queer : ludification et accompagnement par la fiction.

16 juin 2026 à 21h

Argument

Le Jeu de Rôle (JDR) ne cesse de se transformer. La grande diversité des formats sous lesquels il se révèle continuellement anime d’ailleurs de vifs débats quant à la définition même de ce qu’est un JDR, tant toute tentative de circonscription s’avère complexe (Zagal et Detering, 2018).

Alors que certains tentent d’en cerner les contours irréductibles, d’autres s’aventurent plutôt sur le champ d’une définition par les expériences qu’il produit (Bowman, 2010).

D’un point de vue historique, le JDR est lui-même issu d’une forme renouvelée des wargames, lui-même sujet à un long processus d’évolution (Trémel, 2001). Ces éléments mettent en évidence la richesse d’un tel dispositif ludique et narratif, dont les déclinaisons touchent à la fois le cadre et l’organisation du moment de jeu ; les rôles attribués aux joueurs ; les univers et les cadres narratifs de référence, ainsi que les mécaniques de jeu. Des univers fantasy à la science-fiction ; du JDR « à l’ancienne » au JDR sans meneur (voire même au JDR solo) ; des campagnes au one-shot ; du livre de règle de plusieurs centaines de pages au « petit-JDR » en 500 mots, c’est une gamme de formats et d’approches quasi-illimités qui se retrouvent sous l’égide du JDR.

            De fait, la richesse du JDR peut aussi mobiliser des processus aussi riches que complexes, particulièrement appropriés aux enjeux d’un accompagnement.

Certains jeux servent alors de support à l’acquisition de connaissances historiques (Thonnay, 2020), ou au développement de compétences cognitives et logico-mathématiques (Zamboni, 2025 ; Bowman, 2015). D’autres JDR participent également à l’identification et à l’expression des émotions, et pensent leur gameplay à cet usage (Sylphelle, 2025). Le jeu iconique « Donjons et Dragons » a également montré sa pertinence sur le plan de la gestion des dilemmes moraux, du déploiement de la réflexivité et des compétences socio-émotionnelles (Yuliawati et al., 2024), ainsi que dans le champ des addictions (Billieux, 2025). Le format « Grandeur nature » s’est aussi révélé intéressant dans l’accroissement des compétences sociales (Visuri, 2024). D’autre part, certaines formules particulièrement participatives, visant à faire créer puis faire jouer le fruit de la création, ont témoigné d’effets positifs sur le plan de la socialisation, de la gestion de l’hyperactivité et des troubles associés à la gestion des émotions (Ryan, 2023). Enfin, des caractéristiques telles que des règles simples, un univers merveilleux et la place laissée à l’improvisation semblent participer à l’apaisement de symptômes comportementaux envahissants (Boulay et Roman, 2023 ; 2024).

Le JDR révèle donc sa pertinence sous ses multiples déclinaisons.

            Il convient également de prendre en considération la grande diversité de profils auxquels nous sommes, professionnels du soin, de l’éducation, de la pédagogie, de l’accompagnement généralement, amenés à proposer le JDR. Chez l’enfant et chez l’adulte, les centres d’intérêt et les univers de référence diffèrent, de même que les capacités cognitives qui participent de la saisie des mécaniques proposées par le jeu.

Chaque situation peut alors confronter à des défis variés : absence de langage ; barrière de la langue ; retard ou précocité dans les apprentissages ; troubles comportementaux, attentionnels, inhibition ou agitation extrême. Toutes ces situations produisent des effets dans le dispositif et sont à prendre en considération.

L’édition 2025-2026 du séminaire du Réseau JDR et Accompagnements visera à questionner les critères qui guident la construction d’un cadre d’intervention s’appuyant sur le JDR, et comment articuler le jeu, les objectifs de l’accompagnement et les particularités de la population rencontrée. Nous nous demandons comment le JDR s’adapte à l’accompagnement, et inversement comment les accompagnements évoluent au contact du jeu.

 

 

Le comité d’organisation du Réseau JDR et Accompagnements

Argument et appel 2025-2026

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